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Caractéristique ! Cette maison présente une partie basse typiquement renaissance et des balcons XVIII°. La porte d’entrée ainsi que la porte de la boutique se caractérisent par de remarquables jambages à colonnettes et un profond ébrasement. Le linteau présente des barreaux de fer qui permettait l’aération du couloir. |
Un plan renaissance
Si la maison a subi d’importantes transformations intérieures aux XVIII° et XIX° siècle, elle se développe sur la parcelle médiévale d’origine : étroite, traversante, dite en lanière, dont la largeur est dictée par la taille de la boutique. La façade arrière, également ornée quoique sobrement, fait penser aux traboules lyonnaises.
Poussez la porte pour découvrir son trésor.
Un couloir voûté mène à la cour à la disposition classique avec galeries et tourelle d’escalier opposée au couloir d’entrée.
De taille modeste, elle présente cependant un très riche décor. M. Guimoneau n’était-il pas receveur des domaines du roi ? Les bustes des propriétaires, à demi-saillants, mains appuyées au linteau de guichets, semblent accueillir les visiteurs. A noter le chapeau de feutre de l’homme et le bonnet de la femme, caractéristiques des coiffures de l’époque Louis XII (1462-1515), donc de la première Renaissance.
Une activité intense, des orfèvres de renom et un salon littéraire
La maison a accueilli plusieurs générations de célèbres Maîtres orfèvres : les Faure puis Les Dulautre de 1581 à 1786. L’atelier se tenait sans doute sous la galerie car, selon les statuts de la corporation “le travail se faisait à la vue du public”, la vente s’effectuait dans la boutique.
C’est d’ailleurs Claude Amable Dulaure, dont l'atelier avait déménagé et tenait boutique rue Saint Amable, qui procéda à la pesée de l’argenterie des biens confisqués au clergé et à la noblesse, le 8 avril 1791.